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L'Approche DialoguE 2
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AUX PROFESSEURS DialoguE a introduit une nouvelle
Approche dans l'enseignement et l'apprentissage des langues. Le Wall
Street Journal estime que l'Approche DialoguE est l'une des meilleures.
Les 2 articles ci-dessous décrivent l'Approche DialoguE:
L'Approche
DialoguE et les 4 seuils dans l'apprentissage des langues Permettre, en deux semaines,
à un débutant complet de communiquer en français
ou, à un apprenant avancé, d'animer, dans cette même
langue, un séminaire face à des francophones, c'est ce
que réalise l’Approche Dialogue. Bien que relativement récente,
cette méthode est vite devenue la référence dans
le domaine de l'apprentissage des langues. C'est que, grâce à
elle, tout apprenant, qu'il soit débutant ou bilingue, accomplit
d'énormes progrès en quelques jours. Le secret La formule Dialogue, si elle
ne recèle pas de véritable secret, s'inspire, sans pour
autant les reproduire servilement, des conditions d'apprentissage de
la langue maternelle. Elle tente de recréer un environnement
naturel dans lequel l'apprenant peut à la fois découvrir
la langue nouvelle et se l'approprier (cf. L'Approche Dialogue ). Cependant,
à la différence de l'enfant qui apprend, pour la première
fois une langue, l'adulte est confronté, dans l'acquisition d'une
seconde langue, à divers problèmes qu'il lui faut résoudre,
sous peine de ne pouvoir jamais maîtriser cette nouvelle langue. Ceux-ci
sont d'ordre psychologique et physiologique. Le seuil psychologique Ce qui manque souvent le plus
à l'apprenant, c'est la « confiance en soi »: ne pas avoir peur
de communiquer dans une langue étrangère, ne pas craindre
de faire des erreurs, ne pas être bloqué par le professeur
et/ou les autres apprenants. Krashen nomme cela " l'abaissement
du filtre affectif " et il en fait, à juste titre, la priorité
des priorités. Il vaut mieux avoir le courage de communiquer,
fût-ce avec des erreurs, que de ne pas communiquer du tout! Comment donner confiance à l'apprenant? Il est essentiel de connaître
la façon dont il est « programmé » pour apprendre. Sa
façon d'apprendre dépend de sa façon de vivre,
mais surtout de ses besoins interpersonnels.
On évite toute frustration chez l'apprenant, en répondant à son besoin fondamental. Au cas où on ne permettrait pas à l'apprenant de montrer qu'il est le meilleur (valorisation), ou de collaborer (admission), ou de réaliser rapidement des tâches assez difficiles (réalisations) ou si on ne travaillait guère pas à pas avec lui et qu’on le privait d’explications (sécurisation), il serait rapidement frustré et deviendrait vite démotivé, quel que soit le sentiment qu’il nourrit vis-à-vis de la langue cible. De même, si on percevait mal le besoin de l’apprenant, si, par exemple, on avançait lentement avec lui, en ne lui épargnant aucun détail alors que son besoin essentiel est de montrer qu'il est le meilleur. Comment motiver? Pour faire faire des progrès
à l'apprenant, il ne suffit pas d'abaisser « son filtre affectif
», de lui donner confiance en lui, il est impératif - tout enseignant
en est conscient - de le motiver. Or, tant qu'on alimente le besoin
fondamental de l’apprenant, il reste motivé. Toute intervention
du professeur aura donc pour but de maintenir la motivation. Prenons,
par exemple, la façon de féliciter, de réduire
la tension ou d'éviter tout comportement défensif. Féliciter Dire « Bravo » à celui
qui cherche la valorisation, serrer la main de celui qui cherche à
être accepté ou lui confier qu'on apprécie sa contribution,
féliciter pour son efficacité la personne qui veut avant
tout réaliser, ponctuer d'un « C'est parfait » la performance
de la personne qui recherche la sécurisation sont autant de façons
de continuer à motiver l'apprenant. Par contre, il est peu utile,
voire dangereux, d'applaudir la personne dont le but dans la vie est
de montrer sa compétence (besoin de sécurisation). Réduire la tension Il faut savoir que certains
apprenants ont besoin d'un certain temps avant d'entrer dans le vif
du sujet, tandis que d'autres préfèrent aller droit au
but. Le dominant réservé ne s'embarrasse pas de préambule.
Si le non-dominant réservé a besoin d'un peu plus de temps,
le dominant expansif en réclame bien davantage, mais c'est le
non-dominant expansif qui a besoin de la plus longue « entrée
en matière ». Le professeur doit veiller à mettre à
l'aise ce dernier, sous peine de le démotiver. Le comportement défensif Apprendre, - c'est une lapalissade
toujours bonne à rappeler -, n’est-ce pas accepter de changer,
de « déstructurer » pour restructurer? Cela entraîne souvent
un comportement défensif de la personne qui apprend. Les dispositions
de départ de l’apprenant face à la langue à apprendre
sont aussi - on ne le répétera jamais assez - capitales.
En effet, dans tout groupe constitué, on relève souvent
quatre attitudes différentes, selon que l’on aime ou non la langue
cible et selon la confiance que chacun a en lui. On peut résumer
ces tendances dans le tableau suivant:
Si l'enseignant fait preuve d'empathie, s’il sait se mettre à la place de l'autre, c'est-à-dire, ici, de l'apprenant, il préviendra les blocages qui risquent d'apparaître. Si, en plus, il fait preuve de flexibilité, s'il considère que les besoins des apprenants sont plus importants que les siens, il créera, en répondant aux besoins de ceux-ci, quels que soient leurs comportement défensifs, quelles que soient leurs motivations, un climat propice à l'étude, à la concentration, à l’émulation. Il lui faut donc, pour être efficace, à la fois se connaître, comme disait Socrate, mais aussi connaître les autres et accepter de modifier son comportement habituel et naturel. Le tableau ci-dessous résume les points auxquels il lui faut être attentif pour éviter de démotiver l’apprenant et pour pouvoir, au contraire, constamment le remotiver.
Les erreurs On peut aussi gérer
les erreurs de l'apprenant en tenant compte de ces données. Peu
d’apprenants, en effet, aiment faire ce qu’ils appellent des « fautes
». Ne leur a-t-on pas inculqué à l’école l’idéal
de perfection alors qu’il n’est pas possible d’améliorer sa performance
dans la langue cible sans « commettre » d’erreurs ou, du moins, sans
risquer, à tout moment, d’en faire. L’enseignant élabore
une stratégie leur permettant d'en faire le moins possible. En
ne poussant pas à la faute, en n’exigeant pas des apprenants
ce qu’ils ne peuvent réaliser, en les accompagnant véritablement,
en leur proposant un modèle avant de leur demander de produire.
Mais, dans un réel climat de confiance, les apprenants feront
un minimum d'erreurs. Les supports des leçons La motivation, quel que soit
le « style » de l'apprenant et celui de l’enseignant, dépend
également du support des leçons.
C’est en poursuivant cet objectif,
la réalisation de la tâche, de la mission, que les structures
grammaticales nécessaires, les actes de parole indispensables
surgissent. A l’inverse de nombreuses méthodes qui prétendent
qu’on ne peut apprendre à négocier qu’à partir
d’un certain niveau, l’Approche Dialogue forme l’apprenant à
la négociation, et partant, à la communication vitale,
dès le début de l’apprentissage. Dialogue part du principe
que l’on peut négocier à tous les niveaux de compétence:
dire « Oui », « D’accord » au niveau débutant ne correspond-il
pas à un « Je partage votre avis », « J’abonde dans votre sens
» à un niveau avancé et très avancé, et
à « Je pense la même chose que vous » à un niveau
intermédiaire?
Placé ainsi au pied du mur, face à une tâche à accomplir, l’apprenant va développer sa propre stratégie d’apprentissage. En faisant de la sorte appel à son vécu, on stimule, autant que faire se peut, sa motivation; et sa mémoire, qu’elle soit visuelle, auditive ou kinesthésique, fonctionnera au maximum de ses possibilités. Il ne faudrait cependant pas oublier, ainsi que le rappelle D. Thomières , « que la spontanéité s’apprend lentement et de façon... non spontanée ». Une mission, et capitale, incombe donc à l’enseignant, c’est de mettre en place, tout en agissant assez systématiquement, des automatismes, dont nous parlerons plus en détail au chapitre du seuil linguistique. Les différences culturelles Un enseignant qui ne tient
pas compte des différences culturelles qui le séparent
de ses apprenants crée également des blocages extrêmement
dommageables chez ces derniers. Chacun sait qu’il est des sujets tabous
à ne pas aborder avec certaines nationalités ou des comportements
à éviter. On ne peut décemment, par exemple, inviter
un Chinois à parler de sa santé. On ne fera pas l’injure
à un Africain de montrer aux autres qu’il ne connaît pas la matière
qu’on lui a demandé d’étudier ou de réviser. Il
faut savoir également que, pour lui, exprimer ses sentiments
est tout à fait à l’opposé de ce que lui ont inculqué
ses parents, la tradition. Il est certain que si le climat de confiance
est bien réel, l’apprenant sera moins perturbé par des
sujets ou des comportements qui lui semblent incongrus, mais nous verrons,
au niveau du seuil culturel, qu’il vaut mieux agir autrement que de
le placer dans des situations inconfortables. Le seuil d'écoute Une autre situation difficile
à vivre pour l’apprenant, c’est la difficulté qu’il a
à comprendre les messages émis dans la langue cible. L'oreille,
en l'état actuel de nos connaissances, est physiologiquement
la même sur toute la planète. Elle n'entend pas, hélas,
à l'âge adulte en tout cas, les mêmes sons. Car la
langue maternelle y a placé une série de filtres. Le son
français « u » [y] pour une oreille américaine est assimilé
à un « ou » [u]. Elle n’arrive pas à distinguer les «
e » ouverts des « e » fermés, etc. Les sons: la préparation de l'oreille Il existe, certes, des « machines
à sons », mais qui, outre le fait qu’elles sont psychologiquement
peu agréables à utiliser, demandent beaucoup de patience
et de courage. Combien d'apprenants, déçus par ce genre
d'expérience, n'ont-ils pas fait appel à Dialogue, qui
préfère l'intervention plus humaine, plus valorisante
et plus efficace de l’enseignant. La présentation du trapèze vocalique et des consonnes L'apprenant ignorant la plupart
du temps l'alphabet phonétique international, on lui présentera
les voyelles - et cela favorise l’approche naturelle - telles qu’il
va les rencontrer le plus souvent à la lecture, mais sous la
forme du triangle ou trapèze vocalique, celui-ci ayant le mérite
donner à l’apprenant une idée claire de ce qui se passe
au niveau des organes phonateurs: le « a », produit au fond de la bouche
étant le son le plus ouvert, tandis que les sons « i », « u »
et « ou », prononcés à l’avant de la bouche, sont les
plus fermés. Quant aux consonnes, on les lui présentera
également sous forme d’oppositions (occlusives/ constrictives;
tendues/non tendues, etc.) Les exercices de discrimination auditive Pour s’assurer que l’apprenant
n’entend pas certains sons ou afin de rendre à son oreille la
possibilité de réentendre toutes les fréquences
nécessaires à la communication en français (compréhension
et expression), l’enseignant Dialogue recourt fréquemment aux
exercices de discrimination auditive. Grâce à cette technique
de comparaison, d’opposition des sons, l’apprenant arrive rapidement
à différencier les sons qu’il confondait. Le décodage de messages L’étape suivante dans
l’amélioration de la compréhension auditive, c’est le
décodage des messages. Celui-ci peut se faire de façon
globale, mais aussi, et c’est l’originalité de Dialogue, au mot
à mot. Il s’avère, en effet, que beaucoup d’apprenants,
qui n’entendent pas tous les sons du français, dépensent
énormément d’énergie à compenser, à
deviner tant bien que mal le message reçu. Les sons: la préparation de la bouche Comprendre l’autre est une
chose. Encore faut-il pouvoir lui répondre! Et la connaissance
des structures grammaticales, des mots de vocabulaire n’est d’aucun
secours si la prononciation, l’intonation ne sont pas françaises.
Beaucoup d’apprenants font appel à Dialogue parce qu’ils en ont
fait l’amère constatation. La préparation de l'oreille
dont on a parlé plus haut est une sorte de passage obligé.
Une oreille distinguant les sons pertinents du français permet
d'améliorer rapidement la prononciation et de dépasser
le seuil de prononciation, indissociable, selon nous, du seuil d’écoute. Conclusion Franchir le seuil d'écoute
est primordial: c’est accéder à la communication. Tant
que l’apprenant ne l'a pas dépassé, il est mal à
l'aise, il doit deviner beaucoup trop de choses et faire répéter
son interlocuteur. C’est, de plus, un obstacle de taille dans l’apprentissage:
on peut difficilement répéter, réutiliser ce qu'on
n'a pas bien entendu. Si l’enseignant n'est pas attentif à cet
aspect, de « mauvaises » habitudes articulatoires s'installent, et nous
savons combien il est plus difficile de rééduquer que
d'éduquer. L’on peut cependant entendre parfaitement ce que dit
l’autre sans pour autant le comprendre. Le franchissement du seuil culturel
évite cet écueil. Le seuil culturel Moins vital, pourrait-on croire,
que le dépassement des deux seuils précédents,
et, hélas, souvent négligé, le franchissement du
seuil culturel est cependant capital. Dialogue lui donne deux dimensions:
l’une psychologique; l’autre, pratique. Le seuil linguistique Au contraire de l’enfant,
qui ne dispose d’aucune référence lorsqu’il découvre
et s’approprie sa langue maternelle, celui qui apprend une deuxième,
voire une troisième langue, fait inévitablement des «
allers et retours » entre les langues qu’il possède et la langue
cible. Définition Pour Dialogue, le seuil linguistique,
c’est le début de l’autonomie réelle de l’apprenant, c'est
le seuil atteint par une personne qui ne traduit pratiquement plus,
qui arrive à penser directement dans la langue cible, qui s'est
créé des automatismes, qui cherche et arrive à
s'exprimer très correctement. Comment l'approche DialoguE Permet-elle aux apprenants d'atteindre le seuil linguistique? En poursuivant les objectifs
qui viennent d’être cités, c’est-à-dire, en permettant
à l’apprenant d’acquérir son autonomie, en le dotant d’une
richesse lexicale suffisante pour qu’il puisse faire face à toute
situation, en l’aidant à « intégrer » la grammaire, et,
par la procéduralisation, à parler correctement et à
penser directement dans la langue qu’il cherche à s’approprier.
L’autonomie Devenir autonome, ce n’est
plus répéter servilement ce qu’on a appris, c’est produire
soi-même un message, « créer » des phrases qui expriment
adéquatement sa pensée, ses opinions, ses sentiments.
C'est aussi, évidemment, tenir compte des messages reçus
et les avoir interprétés correctement. L'apprenant doit pouvoir communiquer dans des situations authentiques S’il a pu simuler des situations
proches de la réalité, ou du moins comparables à
celles qu’il rencontrera ou a déjà rencontrées
au niveau professionnel notamment, s’il a vécu la plupart des
scénarios dans lesquels il risque d’être impliqué,
l’apprenant pourra se tirer d’affaire en toute occasion. On lui aura
appris à réagir, à improviser, à faire face
à tout imprévu. La confiance que Dialogue lui aura insufflée
sera, de plus, un atout non négligeable en toute circonstance.
L'apprenant doit pouvoir communiquer son point de vue On l’aura compris, enseigner
le français en tant que langue seconde ou étrangère
consiste à offrir à l’apprenant l’occasion à tout
instant de communiquer son point de vue, ses sentiments, sa perception
des événements. En obligeant l'apprenant - comme cela
se fait hélas trop souvent - à défendre un point
de vue qui n'est pas le sien (jeu de rôle, par exemple, « imposé
» par le « professeur »), on crée des situations « artificielles
», voire « théâtrales » de communication, causes, la plupart
du temps, de blocages indésirables. Apprendre en restant soi-même
est un autre leitmotiv qui a fait la réputation de l’Approche
Dialogue. L'apprenant doit pouvoir produire des phrases Qui dit « interventions personnelles
sous-entend bien évidemment « production de phrases ». Si les
mots sont importants, surtout au début de l'apprentissage, quand
un débutant a du mal à structurer, qu’il a tendance à
s’exprimer par bribes, c’est, en général, par le biais
de phrases que l’on communique. Toute séance d’apprentissage
Dialogue aboutit à l’enregistrement sur cassette audio, non d’une
série de mots, mais de plusieurs phrases, dites phrases clés,
et qui correspondent au vécu de la séance, aux phrases
les plus utiles à l’apprenant en fonction des buts qu’il poursuit.
Elles contiennent le vocabulaire nécessaire et les structures
grammaticales qui conviennent. La richesse lexicale La pauvreté lexicale,
qui constitue déjà un obstacle psychologique de dimension
à vaincre par le débutant, est ressentie encore plus péniblement
par un apprenant avancé. Celui-ci s'estimera capable de communiquer
véritablement s'il ne doit pas recourir à des subterfuges,
s'il peut, tout comme dans sa langue maternelle, exprimer adéquatement
sa pensée, en utilisant les mots propres, et en effectuant librement
ses choix. La grammaire « intégrée » L'apprenant, et c’est logique,
ne dépasse pas le seuil linguistique aussi longtemps qu'il n'a
pas « intégré » la grammaire. Posséder une compétence
grammaticale ne s’avère d’ailleurs d'aucun secours dans la conversation.
Au contraire, cette compétence risque de provoquer des « arrêts
», des blocages. On ne découvre, en général, la
« grammaire », dans sa langue maternelle, que lorsqu'on parle, que l’on
communique déjà. L’étude de la grammaire au lycée
s’apparente surtout à une démarche intellectuelle. On
apprend davantage à analyser, à raisonner, à peaufiner
une démarche intellectuelle qu’à mieux parler. La correction de la langue Après le franchissement
des deuxième et troisième seuils, mais parfois avant,
la correction de la langue étrangère qu’ils emploient
devient, au yeux des apprenants, capitale. En visitant d’autres instituts
qui souhaitent faire former leurs professeurs à l’Approche Dialogue,
nous sommes souvent les témoins bien involontaires des doléances
des apprenants arrivés à ce stade de leur apprentissage.
Ils se plaignent que le professeur ne les corrige pas, ou pas assez
systématiquement, à leur goût. Après avoir
dépassé le seuil psychologique, ils se donnent pour objectif
de faire de moins en moins d’erreurs. Ils ne se contentent plus d’avoir
l’occasion de parler spontanément, mais attendent de l’animateur
qu’il corrige impitoyablement leurs erreurs et les aide à fixer
les formes correctes. Ils n’y arriveront rapidement que si cet enseignant
recourt à des techniques qui favorisent la « procéduralisation
». La procéduralisation Le but ultime de l'apprenant
est d’atteindre une performance comparable à celle qu’il produit
dans sa langue maternelle: communiquer avec plaisir et sans fatigue,
sans dépense énorme d’énergie et de concentration.
Le désir de celui-ci étant, pour y arriver, de pouvoir
penser directement dans la langue cible, jamais l’enseignant Dialogue
ne l'encourage à traduire, ni à faire des transferts de
sa langue maternelle, mais il l'incite plutôt à acquérir
des « routines », à instaurer une « procéduralisation
» la plus complète et la plus correcte possible. Conclusion Pour avoir fait plusieurs
séminaires de formation d’enseignants en langue seconde ou étrangère,
nous savons que rares sont ceux qui ont clairement à l’esprit
les objectifs décrits ici. Nous pensons avoir montré qu’ils
étaient essentiels. Ne pas les poursuivre, ou seulement accessoirement,
engendre des risques à ne pas négliger: l'impression de
stagnation de certains apprenants, l'impression justifiée qu'ils
ont qu'on ne répond pas à leurs besoins, pour ne citer
que les plus fréquents. Bibliographie
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